La pubalgie – prévention
Accompagner au mieux la pubalgie
9 février 2026 par Isadora P.
Douleur diffuse mais répétée dans la région de l’aine, et vous êtes un sportif qui aime bien se surpasser ? La question de la pubalgie peut se poser. Une fois que le diagnostic médical a été fait par un médecin, il peut être déterminant d’apprendre à accompagner son corps pour un rétablissement plus complet.

Causes
La pubalgie apparaît en cas de sur-sollicitation des muscles de la région pelvienne, notamment les adducteurs, le psoas, et la ceinture abdominale. S’il existe un déséquilibre entre les différents maillons de cette chaîne musculaire centrale.
Par exemple avec une ceinture abdominale insuffisante par rapport à la force de traction des adducteurs s’ils sont très développés, cela engendre une tension chronique et déséquilibrée sur les muscles abdominaux qui ne sont pas assez développés pour y répondre.
Voir : article sur les causes de la pubalgie.
Mouvements répétés en force, l’accumulation des microlésions engendre finalement une forme de tendinite.
En accord avec le traitement médical proposé, il sera donc important de continuer à accompagner son corps dans les systèmes de réparation qu’il a déjà mis en place.
Le repos
La tendinite, c’est agaçant pour le sportif, car sa guérison nécessite du repos. Cependant, accepter cette limite imposée par le corps est vraiment nécessaire si nous voulons sortir de l’ornière. Il faut prendre sur ses émotions… Comprendre qu’on a été trop exigeant, peu à l’écoute de notre corps durant l’effort, et accepter un nouveau rythme plus en accord avec nos vraies limites.
Anecdote : J’ai personnellement fait les frais d’une tendinite à l’épaule gauche en 2021, suite à un stage intensif de 15 jours en aïkido, avec une modification de pratique, notamment posturale (initiation à des katas de Wing chun). Cette tendinite a duré 6 mois, il m’a fallu travailler seulement du côté droit pendant cette période (cette rigueur étant difficile à tenir), manger davantage de protéines pour me réparer, boire beaucoup d’eau, et contenir mon enthousiasme sportif.
Le vrai repos implique un vrai lâcher-prise. Il est nécessaire de comprendre que les anciens rythmes ne conviennent plus, ou que la préparation était vraiment inadaptée.
Anti-douleur ?
Le piège…
Comme avec de nombreuses pathologies, dans le cas d’une tendinite, votre douleur vous protège. En effet, elle vous interdit de dépasser vos limites. Si par un palliatif antidouleur vous interdisez à votre corps de vous envoyer les signaux de détresse nécessaires lorsque vous dépassez les bornes, vous allez continuer à vous abîmer.
A la rigueur, faire usage d’un anti-inflammatoire comme le curcuma (en gélules), le Calendula officinalis (souci), le Ribes nigrum(cassis) en tisanes qui vont enrayer le cercle vicieux de l’inflammation par le nettoyage, cela pourra aider si et seulement si vous restez à l’écoute de vos limites réelles et du temps de convalescence incompressible avec lequel il est inutile de tricher, car ce serait à votre détriment.
Ici, il devient déterminant de comprendre réellement vos besoins pour aider votre corps non seulement à se rétablir, mais aussi à mieux vous préparer pour reprendre un rythme d’entraînement plus mesuré et consciencieux.
L’hydratation
Souvent négligée, elle est pourtant souveraine lorsqu’il s’agit de nettoyage et de guérison des tissus (voir mon article à venir : l’eau)
L’alimentation
Pour tout ce qui concerne une réparation tissulaire, vos besoins en protéines seront légèrement plus élevés qu’à l’accoutumée. Privilégiez un bon équilibre entre protéines animales et végétales, idéalement à 50%-50%.
Les fibres solubles et non solubles couplées à un bon équilibre pré/probiotique contribuent à l’équilibre de l’intestin dont la santé est déterminante pour l’absorption des nutriments qui serviront de brique de construction à votre corps. Pas de santé intestinale, pas de santé, tout-court.
Évitez un excès de vitamine C qui engendrerait un excès d’enthousiasme sportif…
La musculation consciencieuse
Pour prévenir l’apparition de nouvelles lésions, il sera nécessaire – après un rétablissement complet – de remuscler les zones faibles.
Voir : article sur la prévention de la pubalgie par la musculation.
Le sommeil et le repos réel
Réparer demande du repos. La guérison du corps s’opère durant les phases de sommeil, et les phases de fonctionnement parasympathique. Accepter de s’accorder suffisamment de repos au quotidien est une clé pour optimiser la réparation des tissus.
L’absence de stress
Souvent oublié, le stress est un facteur bloquant et aggravant. Chez les adeptes de musculation, il est bien connu que le stress empêche littéralement la formation du tissu musculaire, car l’hyperactivité mentale « dévore » les tissus. Il sera donc nécessaire de recréer un cadre de vie le plus serein possible pour permettre au corps de se réparer en profondeur.
Pour finir avec une maxime, il est tout approprié de se remémorer ici le célèbre dicton de La Fontaine :
« Patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage »




Répondre
Se joindre à la discussion ?Vous êtes libre de contribuer !